L'Aurore, d'une main, en sortant de ses portes, Tient un vase de fleurs languissantes et mortes.
Dégustée toute seule, sans aucun ajoutis, sans une cuillerée de ceci ou de cela, la vie est souvent comme l'eau de beaucoup de rivières, elle sent la vase.
Le vase où meurt cette verveine, D'un coup d'éventail fut fêlé. Le coup dut l'effleurer à peine : Aucun bruit ne l'a révélé. […] Personne ne s'en doute ; N'y touchez pas, il est brisé.
Ne considère pas le vase, mais son contenu.
Le pauvre en sa cabane où le chaume le couvre Est sujet à ses lois* Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N'en défend point nos rois.
Beauté mon beau souci, de qui l'âme incertaine A comme l'Océan son flux et son reflux : Pensez de vous résoudre à soulager ma peine, Ou je me vois résoudre à ne la souffrir plus.
La moisson de nos champs lassera les faucilles, Et les fruits passeront la promesse des fleurs.
Tout le plaisir des jours est en leurs matinées.
Le pauvre en sa cabane où le chaume le couvre Est sujet à ses lois* Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N'en défend point nos rois.
Je ne trouve la paix qu'à me faire la guerre.
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