Qui n'a cru respirer dans la fleur renaissante, Les parfums regrettés de ses premiers printemps.
Qui n'a cru respirer dans la fleur renaissante, Les parfums regrettés de ses premiers printemps.
Le temps a laissié son manteau De vent, de froidure et de pluye, Et s'est vestu de brouderie, De soleil luyant, cler et beau.
Tandis qu'à leurs œuvres perverses, Les hommes courent haletants, Mars qui rit, malgré les averses, Prépare en secret le printemps.
Un seul printemps dans l'année…, et dans la vie une seule jeunesse.
Ô souvenirs ! printemps ! aurore !
Les premiers jours du printemps ont moins de grâce que la vertu naissante d'un jeune homme.