La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde.
Solitude où je trouve une douceur secrète, Lieux que j'aimai toujours, ne pourrai-je jamais, Loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais ?
Combien le train du monde me semble lassant, insipide, banal et stérile !
Ce sont les professeurs qui ont mis le désordre dans le monde.
Tant de mains pour transformer ce monde, et si peu de regards pour le contempler !
Abîmes, abîmes, abîmes. C'est là le monde.
Il n'y a ni regard, ni paysage, ni fait divers qui ne recèle le reste du monde, en toute propriété.
Le poète se fait voyant par un long, immense et déraisonné dérèglement de tous les sens.
Ô Mort mystérieuse, ô sœur de charité !
Ô saisons, ô châteaux Quelle âme est sans défauts ?
Comme je descendais des Fleuves impassibles, Je ne me sentis plus guidé par les haleurs : Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles, Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.
Elle est retrouvée. Quoi ? — L'Éternité. C'est la mer allée Avec le soleil.
Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles, Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?
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