Donc, je marche vivant dans mon rêve étoilé !
Je méprise profondément ceux qui aiment marcher en rangs sur une musique : ce ne peut être que par erreur qu'ils ont reçu un cerveau ; une moelle épinière leur suffirait amplement.
Même quand elle marche on croirait qu'elle danse.
Marcher en soi-même est comme un châtiment : l'on ne va pas loin.
Ceux qui ne marchent que fort lentement peuvent avancer beaucoup davantage, s'ils suivent toujours le droit chemin, que ne font ceux qui courent, et qui s'en éloignent.
Si je marche plus droit qu'un autre, C'est que je boite des deux pieds.
Ainsi la paresse est mère. Elle a un fils, le vol, et une fille, la faim.
Ne rien faire est le bonheur des enfants et le malheur des vieillards.
Deux liards couvriraient fort bien toutes mes terres Mais tout le grand ciel bleu n'emplirait pas mon cœur.
Oh ! La muse se doit aux peuples sans défense. J'oublie alors l'amour, la famille, l'enfance, Et les molles chansons et le loisir serein, Et j'ajoute à ma lyre une corde d'airain !
Une calomnie dans les journaux c'est de l'herbe dans un pré. Cela pousse tout seul. Les journaux sont d'un beau vert.
Nous sommes tous les deux voisins du ciel, Madame, Puisque vous êtes belle, et puisque je suis vieux.
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