Il s'enlève en fouettant l'âpre neige des Andes, Dans un cri rauque il monte où n'atteint pas le vent, Et loin du globe noir, loin de l'astre vivant, Il dort dans l'air glacé, les ailes toutes grandes.
Il s'enlève en fouettant l'âpre neige des Andes, Dans un cri rauque il monte où n'atteint pas le vent, Et loin du globe noir, loin de l'astre vivant, Il dort dans l'air glacé, les ailes toutes grandes.
L'air est pur, la route est large, Le clairon sonne la charge.
Tel qui veut se griser d'air pur, s'enivrer sur les hauteurs, n'arrive qu'à s'enrhumer.
L'air n'est plus que rayons tant il est semé d'anges.
Chez un écrivain, quand on tient l'air les paroles viennent bien vite.