Ô mondaine inconstance ! Ce qui est ferme est par le temps détruit, Et ce qui fuit au temps fait résistance.
Il faut perdre la moitié de son temps pour pouvoir employer l'autre.
L'étendue est la marque de ma puissance. Le temps est la marque de mon impuissance.
Point de révolte : honorons les âges dans leurs chutes successives et le temps dans sa voracité.
Le temps aux plus belles choses Se plaît à faire un affront, Et saura faner vos roses Comme il a ridé mon front.
[…] Le temps peut être en quelque sorte dans l'éternité.
Combien je regrette Mon bras si dodu Ma jambe bien faite Et le temps perdu !
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme celui-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge ! Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village Fumer la cheminée, et en quelle saison Reverrai-je le clos de ma pauvre maison, Qui m'est une province et beaucoup davantage ? Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux Que des palais romains le front audacieux, Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine, Plus mon Loire gaulois que le Tibre latin, Plus mon petit Liré que le mont Palatin, Et plus que l'air marin la douceur angevine.
Déjà la nuit en son parc amassait Un grand troupeau d'étoiles vagabondes, Et pour entrer aux cavernes profondes, Fuyant le jour, ses noirs chevaux chassait […].
En vain le Roi sera aux armes invincible, S'il n'est juste et ne fait la justice garder.
Las ! où est maintenant ce mépris de fortune ? Où est ce cœur vainqueur de toute adversité […] ?
Las ! où est maintenant ce mépris de fortune ? Où est ce cœur vainqueur de toute adversité […] ?
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme celui-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge ! Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village Fumer la cheminée, et en quelle saison Reverrai-je le clos de ma pauvre maison, Qui m'est une province et beaucoup davantage ? Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux Que des palais romains le front audacieux, Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine, Plus mon Loire gaulois que le Tibre latin, Plus mon petit Liré que le mont Palatin, Et plus que l'air marin la douceur angevine.
© 2026 My French LLC
تم الإبلاغ عن التعليق بنجاح.
تمت إضافة المشاركة بنجاح إلى المخطط الزمني!
لقد بلغت الحد المسموح به لعدد 5000 من الأصدقاء!
خطأ في حجم الملف: يتجاوز الملف الحد المسموح به (954 MB) ولا يمكن تحميله.
يتم معالجة الفيديو الخاص بك، وسوف نعلمك عندما تكون جاهزة للعرض.
تعذر تحميل ملف: نوع الملف هذا غير متوافق.
لقد اكتشفنا بعض محتوى البالغين على الصورة التي قمت بتحميلها ، وبالتالي فقد رفضنا عملية التحميل.
لتحميل الصور ومقاطع الفيديو والملفات الصوتية ، يجب الترقية إلى عضو محترف. لترقية الى مزايا أكثر
من أجل بيع المحتوى الخاص بك ومنشوراتك، ابدأ بإنشاء بعض الحزم. تحقيق الدخل