La Mollesse, oppressée, Dans sa bouche à ce mot sent sa langue glacée, Et, lasse de parler, succombant sous l'effort, Soupire, étend les bras, ferme l'œil et s'endort.
Qui ne sait se borner ne sut jamais écrire.
On a porté partout des verres à la ronde, Où les doigts des laquais dans la crasse tracés Témoignaient par écrit qu'on les avait rincés.
Maudit soit le premier dont la verve insensée Dans les bornes d'un vers renferma sa pensée, Et, donnant à ses mots une étroite prison, Voulut avec la rime enchaîner la raison.
On peut être héros sans ravager la terre.
Surtout qu'en vos écrits la langue révérée Dans vos plus grands excès vous soit toujours sacrée.
Tant de fiel entre-t-il dans l'âme des dévots ?
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