La moitié de mon âme est dans la nef fragile Qui sur la mer sacrée où chantait Arion Vers la terre des Dieux porte le grand Virgile.
L'âme, c'est la vanité et le plaisir du corps tant qu'il est bien portant.
Notre âme en tant qu'elle perçoit les choses d'une façon vraie, est une partie de l'intelligence infinie de Dieu.
Plus l'âme entre en ténèbres mieux le dieu la voit comme plus le dieu s'exténue et mieux l'âme le respire.
Il n'y a que les passions et les grandes passions, qui puissent élever l'âme aux grandes choses.
Objets inanimés, avez-vous donc une âme Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?
L'âme française est plus forte que l'esprit français, et Voltaire se brise à Jeanne d'Arc.
Et ses yeux n'ont pas vu, présage de son sort, Auprès d'elle, effeuillant sur l'eau sombre des roses, Les deux Enfants divins, le Désir et la Mort.
Mais l'homme indifférent au rêve des aïeux Écoute sans frémir au fond des nuits sereines La mer qui se lamente en pleurant les sirènes.
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal, Fatigués de porter leurs misères hautaines, De Palos de Moguer, routiers et capitaines Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal. […] Et les vents alizés inclinaient leurs antennes Aux bords mystérieux du monde occidental. […] Ou penchés à l'avant des blanches caravelles, Ils regardaient monter en un ciel ignoré Du fond de l'océan des étoiles nouvelles.
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal, Fatigués de porter leurs misères hautaines, De Palos de Moguer, routiers et capitaines Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal. […] Et les vents alizés inclinaient leurs antennes Aux bords mystérieux du monde occidental. […] Ou penchés à l'avant des blanches caravelles, Ils regardaient monter en un ciel ignoré Du fond de l'océan des étoiles nouvelles.
Et là-bas, sous le pont, adossé contre une arche, Hannibal écoutait, pensif et triomphant, Le piétinement sourd des légions en marche.
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal, Fatigués de porter leurs misères hautaines, De Palos de Moguer, routiers et capitaines Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal. […] Et les vents alizés inclinaient leurs antennes Aux bords mystérieux du monde occidental. […] Ou penchés à l'avant des blanches caravelles, Ils regardaient monter en un ciel ignoré Du fond de l'océan des étoiles nouvelles.
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