La moitié de mon âme est dans la nef fragile Qui sur la mer sacrée où chantait Arion Vers la terre des Dieux porte le grand Virgile.
Nous n'accordons une âme aux gens que lorsqu'ils n'ont plus de corps.
L'instinct, c'est l'âme à quatre pattes ; la pensée c'est l'esprit debout.
L'éternuement absorbe toutes les fonctions de l'âme […].
Il n'y a rien dans la vie qui vaille la peine de donner au Malin la plus petite parcelle de son âme.
Il est d'un esprit économique de l'âme de réserver une part de désir jusqu'à la fin.
Pourquoi, après une âme, nous avoir offert un corps ? J'aurais mieux aimé n'être qu'une âme — ou seulement un corps, mais pas les deux à la fois !
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal, Fatigués de porter leurs misères hautaines, De Palos de Moguer, routiers et capitaines Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal. […] Et les vents alizés inclinaient leurs antennes Aux bords mystérieux du monde occidental. […] Ou penchés à l'avant des blanches caravelles, Ils regardaient monter en un ciel ignoré Du fond de l'océan des étoiles nouvelles.
Et ses yeux n'ont pas vu, présage de son sort, Auprès d'elle, effeuillant sur l'eau sombre des roses, Les deux Enfants divins, le Désir et la Mort.
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal, Fatigués de porter leurs misères hautaines, De Palos de Moguer, routiers et capitaines Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal. […] Et les vents alizés inclinaient leurs antennes Aux bords mystérieux du monde occidental. […] Ou penchés à l'avant des blanches caravelles, Ils regardaient monter en un ciel ignoré Du fond de l'océan des étoiles nouvelles.
Pour l'artiste scrupuleux, l'œuvre réalisée, quelle qu'en puisse être la valeur, n'est jamais que la scorie de son rêve.
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal, Fatigués de porter leurs misères hautaines, De Palos de Moguer, routiers et capitaines Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal. […] Et les vents alizés inclinaient leurs antennes Aux bords mystérieux du monde occidental. […] Ou penchés à l'avant des blanches caravelles, Ils regardaient monter en un ciel ignoré Du fond de l'océan des étoiles nouvelles.
Mais l'homme indifférent au rêve des aïeux Écoute sans frémir au fond des nuits sereines La mer qui se lamente en pleurant les sirènes.
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