Ô mers, ô volières de ma Mémoire !
J'ai pris la marche vers la Mer comme une illustration de cette quête errante de l'esprit moderne, aimanté toujours par l'attrait même de son insoumission.
Ce toit tranquille, où marchent des colombes, Entre les pins palpite, entre les tombes […].
Homme libre, toujours tu chériras la mer.
Les êtres ont la mobilité et l'éphémère durée des vagues ; seules, les choses qui leur ont servi de témoins sont comme la mer et demeurent immuables.
Mettre un frein à la femme, c'est mettre une limite à la mer.
[…] Il est des portes sur la mer que l'on ouvre avec des mots.
Ô mers, ô volières de ma Mémoire !
Les dieux s'en vont ; plus que des hures ; Ah ! ça devient tous les jours pis.
Ah ! jusqu'à ce que la nature soit bien bonne, Moi je veux vivre monotone.
L'Homme, ce fou rêveur d'un piètre mondicule, Quand on y pense bien, est par trop ridicule.
Je ne suis qu'un viveur lunaire Qui fait des ronds dans les bassins, Et cela, sans autre dessein Que devenir un légendaire.
Ah ! ce soir, j'ai le cœur mal, le cœur à la Lune.
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