Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme celui-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge ! Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village Fumer la cheminée, et en quelle saison Reverrai-je le clos de ma pauvre maison, Qui m'est une province et beaucoup davantage ? Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux Que des palais romains le front audacieux, Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine, Plus mon Loire gaulois que le Tibre latin, Plus mon petit Liré que le mont Palatin, Et plus que l'air marin la douceur angevine.
Dès que l'homme est trop heureux, il reste seul ; et il reste seul, également, dès qu'il est trop malheureux.
Dans les périodes dites heureuses, seules les réponses semblent vivantes.
La grande affaire et la seule qu'on doive avoir, c'est de vivre heureux.
Quelle est la créature raisonnable qui puisse se dire véritablement heureuse ?
Pour vivre heureux vivons caché.
Ô trois et quatre fois heureux !
En vain le Roi sera aux armes invincible, S'il n'est juste et ne fait la justice garder.
Las ! où est maintenant ce mépris de fortune ? Où est ce cœur vainqueur de toute adversité […] ?
Las ! où est maintenant ce mépris de fortune ? Où est ce cœur vainqueur de toute adversité […] ?
En vain le Roi sera aux armes invincible, S'il n'est juste et ne fait la justice garder.
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme celui-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge ! Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village Fumer la cheminée, et en quelle saison Reverrai-je le clos de ma pauvre maison, Qui m'est une province et beaucoup davantage ? Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux Que des palais romains le front audacieux, Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine, Plus mon Loire gaulois que le Tibre latin, Plus mon petit Liré que le mont Palatin, Et plus que l'air marin la douceur angevine.
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme celui-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge ! Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village Fumer la cheminée, et en quelle saison Reverrai-je le clos de ma pauvre maison, Qui m'est une province et beaucoup davantage ? Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux Que des palais romains le front audacieux, Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine, Plus mon Loire gaulois que le Tibre latin, Plus mon petit Liré que le mont Palatin, Et plus que l'air marin la douceur angevine.
Commentaire signalé avec succès.
Le message a été ajouté avec succès à votre calendrier!
Vous avez atteint la limite de vos amis 5000!
Erreur de taille de fichier: le fichier dépasse autorisé la limite ({image_fichier}) et ne peut pas être téléchargé.
Votre vidéo est en cours de traitement, nous vous ferons savoir quand il est prêt à voir.
Impossible de télécharger un fichier : ce type de fichier n'est pas pris en charge.
Nous avons détecté du contenu réservé aux adultes sur l'image que vous avez téléchargée. Par conséquent, nous avons refusé votre processus de téléchargement.
Pour télécharger des images, des vidéos et des fichiers audio, vous devez passer à un membre pro. Passer à Pro
Afin de vendre votre contenu et vos publications, commencez par créer quelques packages. Monétisation