préposition (bas latin por, du latin classique pro)
Indique :
Le lieu où l'on va : Partir pour Paris.
Le moment où quelque chose doit se faire : Viendrez-vous pour Noël ?
La circonstance : C'est tout pour aujourd'hui.
Le but : La lutte pour le pouvoir.
La destination, l'usage, l'utilisation : Une crème pour les mains.
Le destinataire, celui à qui s'adresse quelque chose : Une émission pour tous.
Le bénéficiaire : Travailler pour un patron.
La personne ou la chose dans l'intérêt de qui ou au profit de quoi est fait quelque chose : Se battre pour une noble cause.
L'option, la préférence, le parti qu'on a adopté, etc. : Je suis pour partir sur-le-champ.
La personne ou la chose sur lesquelles se portent un sentiment, un effet, un comportement : Son amour pour elle.
La cause : Condamné pour vol.
La conséquence, le résultat constatés, escomptés, envisageables : Pour son malheur, il n'avait pas prévu cela.
La chose ou la personne concernée, dont il est question : Pour la pétition, qu'est-ce qu'on fait ?
Le point de vue : Pour moi, il n'avait pas tort.
Le point de repère à partir duquel s'établit une comparaison, une constatation, une concession, une restriction, une opposition : Il est très avancé pour son âge.
L'élément à partir duquel s'établit un rapport, une proportion, surtout dans les pourcentages : Vingt pour cent du chiffre d'affaires.
Suivi d'un nom de mesure, la quantité relative de quelque chose dans un ensemble, l'importance, le rôle, la part de quelque chose, de quelqu'un dans une situation : Vous y êtes pour quelque chose.
La durée, le prix : J'en ai pour une minute.
La compensation, le paiement, la contrepartie : En avoir pour son argent.
Le temps nécessaire : Il faut quatre heures pour (aller à) Marseille.
Entre deux mêmes noms sans article, l'équivalence exacte : Cela fera un an jour pour jour.
La substitution, le remplacement : Signe pour moi.
Entre deux mêmes mots sans article, la possibilité d'effectuer un choix entre deux aspects éventuels : Perdu pour perdu, je préfère que ce soi chez toi.
Le début d'une emphase : Ça pour une surprise, c'est une surprise !
Un attribut du sujet ou du complément d'objet : On l'avait laissé pour mort.
Suivi d'un infinitif, une simple coordination, avec une idée de succession dans le temps : Il s'est endormi pour ne plus se réveiller (= et il ne s'est jamais réveillé).
Seul après un verbe, le but, la destination, l'intention, l'orientation, l'option, en langue familière : Sers-toi de cette poignée, c'est fait pour.
Avoir pour soi quelque chose, compter quelque chose parmi les avantages que l'on possède.
Être pour, voter pour, acquiescer, émettre un vote favorable.
Littéraire. Être pour, être sur le point de : J'étais pour sortir quand il est arrivé.
Être pour, être de nature à : Cela n'était pas pour me déplaire.
N'être pour rien, pour pas grand-chose, être pour quelque chose dans, n'être aucunement, ou être peu responsable de quelque chose, y être pour beaucoup.
Pour toujours, pour jamais, d'une façon qui ne finira pas.