Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée […] La puissance de bien juger, et distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce qu'on nomme le bon sens, ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes.
L'homme n'a de connaissance des choses naturelles que par les moyens de la correspondance avec ce qui tombe sous les sens.
Le dégoût est une chose curieuse. Il fait prendre en grippe jusqu'à la raison et au bon sens, par antipathie pour la vulgarité.
Le sens révolutionnaire est un sens moral.
La fonction de roi consiste principalement à laisser agir le bon sens, qui agit toujours naturellement et sans peine.
À toute erreur des sens correspondent d'étranges fleurs de raison.
Quelque sujet qu'on traite, ou plaisant, ou sublime, Que toujours le bon sens s'accorde avec la rime.
C'est quasi le même de converser avec ceux des autres siècles que de voyager.
J'ose croire que la joie intérieure a quelque secrète force pour se rendre la fortune plus favorable.
J'appelle vices des maladies de l'âme, qui ne sont point si aisées à connaître que les maladies du corps, parce que nous faisons assez souvent l'expérience d'une parfaite santé du corps, mais jamais de l'esprit.
Afin que je ne demeurasse point irrésolu en mes actions pendant que la raison m'obligerait de l'être en mes jugements, et que je ne laissasse pas de vivre dès lors le plus heureusement que je pourrais, je me formai une morale par provision, qui ne consistait qu'en trois ou quatre maximes, dont je veux bien vous faire part. La première était d'obéir aux lois et aux coutumes de mon pays, retenant constamment la religion en laquelle Dieu m'a fait la grâce d'être instruit dès mon enfance, et me gouvernant en toute autre chose suivant les opinions les plus modérées et les plus éloignées de l'excès qui fussent communément reçues en pratique par les mieux sensés de ceux avec lesquels j'aurais à vivre. […] Ma seconde maxime était d'être le plus ferme et le plus résolu en mes actions que je pourrais, et de ne suivre pas moins constamment les opinions les plus douteuses, lorsque je m'y serais une fois déterminé, que si elles eussent été très assurées […] Ma troisième maxime était de tâcher toujours plutôt à me vaincre que la fortune, et à changer mes désirs que l'ordre du monde : et généralement de m'accoutumer à croire qu'il n'y a rien qui soit entièrement en notre pouvoir que nos pensées […] Enfin, pour conclusion de cette morale, je m'avisai de faire une revue sur les diverses occupations qu'ont les hommes en cette vie, pour tâcher à faire choix de la meilleure, et sans que je veuille rien dire de celles des autres, je pensai que je ne pouvais mieux que de continuer en celle-là même où je me trouvais […].
Toute la philosophie est comme un arbre, dont les racines sont la métaphysique ; le tronc est la physique, et les branches qui sortent de ce tronc sont toutes les autres sciences, qui se réduisent à trois principales, à savoir la médecine, la mécanique et la morale ; j'entends la plus haute et la plus parfaite morale, qui présupposant une entière connaissance des autres sciences est le dernier degré de la sagesse.
L'amour est incomparablement meilleure que la haine ; elle ne saurait être trop grande.
Comentario reportado con éxito
¡Se ha agregado el mensaje a tu línea de tiempo!
¡Has alcanzado el límite de 5000 amigos!
Error de tamaño de archivo: El archivo excede el límite permitido (954 MB) y no se puede cargar.
Se está procesando su video, le informaremos cuando esté listo para ver.
No se puede cargar un archivo: este tipo de archivo no es compatible.
Hemos detectado contenido para adultos en la imagen que subiste, por lo tanto, hemos rechazado tu proceso de carga.
Para cargar imágenes, videos y archivos de audio, debe actualizar a miembro profesional. Para actualizar Pro
Para vender su contenido y publicaciones, comience creando algunos paquetes. Monetización