Ô mondaine inconstance ! Ce qui est ferme est par le temps détruit, Et ce qui fuit au temps fait résistance.
Je t'aimais inconstant, qu'aurais-je fait fidèle ?
Le monde est le théâtre de changements, et être constant dans la nature serait une inconstance.
Souvent femme varie Bien fol est qui s'y fie ! Une femme souvent N'est qu'une plume au vent.
Rien n'est constant dans ce monde, que l'inconstance.
Mais quoi ? Le naturel des femmes est volage Et à chaque moment abuse leur courage*. Bien fol qui s'y abuse et qui de loyauté Pense jamais trouver compagne une beauté.
Et je connais bien que l'absence Est un prétexte à l'inconstance, Plutôt qu'un remède à l'amour.
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme celui-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge ! Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village Fumer la cheminée, et en quelle saison Reverrai-je le clos de ma pauvre maison, Qui m'est une province et beaucoup davantage ? Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux Que des palais romains le front audacieux, Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine, Plus mon Loire gaulois que le Tibre latin, Plus mon petit Liré que le mont Palatin, Et plus que l'air marin la douceur angevine.
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme celui-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge ! Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village Fumer la cheminée, et en quelle saison Reverrai-je le clos de ma pauvre maison, Qui m'est une province et beaucoup davantage ? Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux Que des palais romains le front audacieux, Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine, Plus mon Loire gaulois que le Tibre latin, Plus mon petit Liré que le mont Palatin, Et plus que l'air marin la douceur angevine.
Déjà la nuit en son parc amassait Un grand troupeau d'étoiles vagabondes, Et pour entrer aux cavernes profondes, Fuyant le jour, ses noirs chevaux chassait […].
A vous, troupe légère, Qui d'aile passagère Par le monde volez […].
Déjà la nuit en son parc amassait Un grand troupeau d'étoiles vagabondes, Et pour entrer aux cavernes profondes, Fuyant le jour, ses noirs chevaux chassait […].
En vain le Roi sera aux armes invincible, S'il n'est juste et ne fait la justice garder.
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